Pendant de nombreuses années, Rennes a été reconnue comme la plus petite ville au monde à posséder un système de métro. Bien que la perte de ce titre au profit de Lausanne et Brescia ait été un coup dur, l'ouverture de la ligne B en septembre 2022 a ramené la ville au sommet, lui conférant une fierté retrouvée. Mets à l’honneur l'innovation, Rennes se dirige désormais vers une solution énergétique durable avec l'introduction de l'énergie solaire pour alimenter ses lignes de métro.
Dans les semaines à venir, deux centrales photovoltaïques seront installées sur les toits des garages-ateliers de Chantepie et de Saint-Jacques-de-Lande. Ces installations, totalisant 6000 m² de panneaux solaires, devraient produire un gigawattheure par an à partir de février 2027. "Ce volume représente la consommation électrique d’environ 300 foyers," indique Pierre Moal, directeur des opérations chez Energ’iV, la société responsable du projet. En collaboration avec la métropole et Keolis, l'exploitant du métro, cette initiative devrait contribuer à réduire l’empreinte écologique de la ville.
Une démarche à la fois écologique et économique
Les deux lignes de métro, A et B, bénéficieront directement de cette électricité, couvrant ainsi 7 % de leur consommation. "L’énergie produite servira à la traction des rames et au fonctionnement des équipements stationnaires tels que les ascenseurs et les escaliers mécaniques," précise Pierre Moal. Au-delà de l'aspect environnemental, cette initiative offre également un avantage économique indéniable pour la métropole, qui cherche à réduire sa dépendance aux fluctuations des prix de l'énergie.
Appel à l'engagement citoyen
Le financement de ces centrales, estimé à 1,5 million d'euros, sera en partie soutenu par des fonds européens. Cependant, un appel à l'investissement participatif a été lancé le 18 mai, afin de lever 500 000 euros via une campagne sur la plateforme Gwenneg. Après une période initiale réservée aux usagers du réseau Star, cette opportunité d'investissement sera ouverte aux citoyens de la métropole et du département d'Ille-et-Vilaine. Les participants peuvent investir à partir de 100 euros, avec un potentiel de retour de 5 % par an sur une période de cinq ans. "C’est une belle opportunité d'investissement et un geste significatif pour l’avenir énergétique de notre ville," conclut Pierre Moal. Le succès de ce projet repose maintenant sur la disponibilité du soleil.







