Dans un entretien accordé au podcast En Raphäl, Michel Drucker, figure emblématique du paysage audiovisuel français, a partagé les raisons de l'absence de la famille Le Pen sur le plateau de Vivement dimanche. À 83 ans, le présentateur a avoué : « J’ai peur des extrêmes. »
Lors de cet échange, diffusé le 10 mai, Drucker a été questionné sur sa décision de n’avoir jamais invité les Le Pen, évoquant ses propres racines et un passé familial difficile. « Venant d'où je viens, et en considérant le passé de mes parents, je ne peux pas accueillir des invités d'extrême droite. Ma mère ne me l'aurait pas pardonné », a-t-il confié, accentuant son malaise face à cette situation.
Né dans une famille juive
Drucker a relaté les tensions au sein de la famille Le Pen à cause de cette décision, notamment en parallèle avec ses choix d'invités politiques, ayant reçu des figures comme Arlette Laguiller et Jean-Luc Mélenchon lors de précédentes émissions. « C’était compliqué pour moi. Ils m’en voulaient de ne pas les recevoir », a-t-il déclaré, tout en rappelant que ses origines juives pèsent lourd dans cette réflexion.
Selon Le Parisien, Drucker rappelle que sa mère avait échappé à la Gestapo grâce à un inconnu durant la Seconde Guerre mondiale. Son père avait également été arrêté suite à une dénonciation. Cette histoire familiale, marquée par la souffrance et l'engagement politique, contribue largement à son refus d'inviter ceux qu'il considère comme représentants de l'extrême droite.
Il souligne également : « Mes parents étaient des gens de gauche. Mon père était très proche du Front populaire de Léon Blum. » Drucker souligne qu'il ne pouvait, au regard de ces valeurs, envisager de recevoir la famille Le Pen sur son plateau, la qualifiant de « famille en morceaux, complètement éclatée. »







