Ce lundi, dès la reprise des cours, les élèves du collège de Nantes ont exprimé leur profonde tristesse suite au décès d'un adolescent de 15 ans, abattu jeudi soir lors d'une fusillade dans le quartier du Port Boyer.
"C'était un garçon gentil, toujours prêt à faire rire les autres. Sa perte est dévastatrice pour nous et je pense beaucoup à sa famille", confie une élève de 14 ans, résidente du quartier. L'impact de cette tragédie se fait sentir dans toute la communauté.
Un camarade de 13 ans a également partagé son choc, se remémorant la soirée tragique : "C'était un élève comme nous, et aujourd'hui, il ne sera pas en classe avec nous".
Des témoignages comme ceux-ci mettent en lumière la profondeur de la perte. Une élève a même accroché un portrait au crayon à la grille du collège, accompagné d'une note émouvante : "Parti trop tôt, que justice soit faite".
Les événements se sont déroulés jeudi aux alentours de 19H30, quand deux individus cagoulés ont ouvert le feu sur un groupe d'adolescents. Le tragique résultat a été un mort et deux blessés, âgés de 13 et 14 ans.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué les motifs qui pourraient être liés à des activités de narcotrafic dans le quartier, tout en précisant qu’il n’y avait aucune indication que les victimes étaient impliquées dans des activités illégales.
L'endroit de la fusillade, désormais orné de bouquets de fleurs et de bougies, est décrit comme un "point de deal très convoité" par le ministre. Pour soutenir les élèves et le personnel éprouvés par cette tragédie, une cellule de soutien psychologique a été mise en place.
Un espace au sein de l’établissement a été réservé pour le recueillement et les hommages, comme l’a indiqué Anne Parillaud, directrice académique adjointe des services de l'Éducation nationale en Loire-Atlantique, lors de la présentation du dispositif de soutien psychologique aux parents d'élèves.







