Michelle et Lavinia, deux sœurs britanniques, ont récemment découvert qu'elles avaient des pères différents. Ce cas, rapporté par la BBC, représente une première au Royaume-Uni et s'inscrit dans un phénomène rarissime de superfécondation.
Ce surprenant événement a été révélé lors d'un test ADN réalisé en 2021 par Michelle. Issue d'une mère jamaïcaine ayant connu des épreuves difficiles, elle et sa sœur ont été élevées séparément de leur père supposé, James. En cherchant l'identité de leur géniteur, Michelle a d'abord découvert que son père était Alex. Mais pour Lavinia, le résultat était encore plus inattendu, car son père se nomme Arthur. Les deux femmes deviennent ainsi demi-sœurs plutôt que jumelles, une situation peu commune.
Qu'est-ce que la superfécondation ?
La superfécondation hétéroparentale survient lorsqu’une femme libère deux ovocytes au cours du même cycle menstruel, chacun doté d'un père différent. Cela peut se produire dans une fenêtre d'ovulation de 12 à 24 heures. Les résultats de cette grossesse sont deux bébés nés le même jour, mais ayant des géniteurs distincts, comme le souligne une étude américaine datant de 1992 qui estime que ce phénomène touche 2,4 % des grossesses de jumeaux dizygotes.
Au fil des siècles, seules une vingtaine de cas comparables ont été documentés. Le phénomène a été observé pour la première fois en 1810, où des jumeaux de descendance différente sont nés après leur mère avoir eu des relations avec deux hommes différents.
Un autre phénomène encore plus rare, appelé superfétation, implique qu'un second ovocyte soit fécondé pendant qu'une grossesse est déjà en cours, entraînant la naissance de jumeaux conçus à des moments séparés. Selon des experts, ces cas pourraient être largement sous-estimés, car beaucoup ne sont découverts que lors de tests de paternité, laissant de nombreux mystères non résolus en l'absence d'analyse génétique.
Alors que certaines personnes expriment de l'émerveillement face à des histoires comme celles de Michelle et Lavinia, d'autres mettent en lumière les implications sociales et psychologiques de telles découvertes, comme le souligne le psychologue Dr. Julien Moreau, interrogé par Le Monde.







