À Plouasne, la communauté est en émoi après la mort de Catherine Josselin, 66 ans, survenue le 7 avril lors d'une intervention pour son hospitalisation sous contrainte. Le maire et plusieurs élus sont actuellement en garde à vue, laissant les habitants perplexes face à cette tragédie. La maison de Catherine, scellée, porte la mention "découverte de cadavre". Sur le seuil restent ses affaires, tandis que son chat se prélasse sur la table du jardin, une image figée de la vie interrompue.
Sophie, l’une des voisines, a décrit Catherine comme "un peu spéciale, fragile psychologiquement". Elle ajouta, "lorsqu’elle arrêtait son traitement, elle devenait difficile à gérer". Pourtant, d'autres témoignages font ressortir son caractère cultivé et aimable. La tension dans le quartier avait atteint son paroxysme ces dernières semaines, culminant dans un incident d'agression avec ciseaux, qui avait blessé un voisin.
une lettre des habitants pour demander son hospitalisation
Le jour précédent le drame, plusieurs résidents ont signé une lettre adressée au maire, demandant l'hospitalisation de Catherine. "Nous voulons qu'elle reçoive l'aide dont elle a besoin, pour ramener le calme dans le quartier", a exprimé Sophie. Malheureusement, l'intervention a pris une tournure tragique, Catherine étant maintenue au sol pendant plusieurs minutes avant de perdre la vie. Un témoin déplorera, "Catherine était malade, elle ne méritait pas cela".
une heure avant, elle allait bien
Lewis, le fils de Sophie, a rencontré Catherine peu avant l’incident. "Elle avait l'air bien, même elle m'a proposé un coca après que je l’aie aidée avec ses courses," s'est-il souvenu. Plus tard, le tableau a changé : hélicoptères, pompiers et secours affluaient vers la scène du drame. Selon les résultats de l’autopsie, un lien a été établi entre cette intervention et le décès de la victime.
Les habitants de Plouasne sont en quête de réponses et de justice pour une femme dont la vie s'est éteinte sous des circonstances tragiques et controversées. Cette affaire soulève des questions non seulement sur les méthodes d'intervention mais aussi sur la gestion de la santé mentale dans des situations de crise.







