La ville de Bruay-la-Buissière, dans le Pas-de-Calais, est au cœur d'une vive polémique depuis l'installation d'un distributeur automatique de CBD. Cette machine, qui vend des produits à base de CBD, a vu le jour rue de la République, à seulement quelques rues du collège Edmond Rostand, qui accueille près de 500 élèves.
Les parents d'élèves et le maire de la ville, Ludovic Pajot, s'inquiètent de cette situation, craignant que la proximité de ce distributeur n'encourage les jeunes à consommer des substances inappropriées. Selon une lettre de l'association « Les Amis de l'École », ce distributeur se trouve dans un lieu de passage pratiquement fréquenté par tous les collégiens. « Nous déplorons cette installationâ », affirment-ils, évoquant le risque d'exposition des jeunes aux tentations. Plusieurs écoles, dont l'école des Hayettes et d'autres établissements, se situent également à proximité, exacerbant les craintes de la communauté éducative.
Charlotte Coo, référente de l'association « Les Amis de l'École », a exprimé son souhait de voir le distributeur déplacé. Elle déclare : « Ce lieu n'est absolument pas approprié pour une telle installation. »
Une réaction des jeunes
Les collégiens eux-mêmes sont conscients de la situation. Une élève de quatrième confie : « Je l'ai découvert par moi-même », tandis qu'une autre élève en troisième note : « Elle nous intrigue. On n'a jamais vu une chose comme ça. »
Le maire Pajot, appartenant au Rassemblement National, a qualifié cette installation de « scandaleuse », rappelant que le CBD est interdit aux mineurs et mettant en avant l'absence de moyens de contrôle à l'accès à la machine. Selon lui, même si un identifiant est requis pour effectuer un achat, un mineur peut facilement se procurer la carte d'identité d'un adulte. Il a demandé à la préfecture d'intervenir pour faire retirer ce distributeur.
Une analyse de la situation
Contactée, la préfecture du Pas-de-Calais a indiqué qu'elle évaluait les moyens à mobiliser pour faire face à ce type d'installation. « Nous prenons cette situation très au sérieux â », a-t-on fait savoir.
Derrière cette initiative se cache Antoine Delangue, un étudiant de 22 ans à l'EDHEC Business School, qui ne s'attendait pas à une telle levée de boucliers. Il rétorque que le carrefour des Quatre-Chemins est un emplacement idéal, avec environ 11 000 véhicules par jour traversant ce point. « Même si des collégiens passent, ils ne constituent pas notre cible principale â », souligne-t-il.
Pour garantir la sécurité des jeunes, le distributeur exige de scanner la carte d'identité pour pouvoir acheter des produits. Delangue affirme que ce processus est fiable et responsabilise chacun. « Utiliser une carte d'identité d'un autre personne, c'est illégal. Nous devons tous faire preuve de responsabilité individuelle â », conclut-il.







