Deux semaines après avoir cédé son fauteuil de maire à Stéphane Roudaut, l'ancien président de la métropole, François Cuillandre, a officialisé ce transfert de pouvoir lors d'une séance marquée par l'émotion et la commémoration d'un quart de siècle à la tête de la collectivité. Dans ses derniers mots prononcés devant l'assemblée, il a décrit "un moment exceptionnel, riche en émotions", soulignant "la fin d'un chapitre et le début d'une nouvelle ère".
Stéphane Roudaut a été élu sans difficulté avec 50 voix contre 2 à son adversaire de La France Insoumise, Christophe Osswald, et 14 abstentions. Ce résultat illustre le rapport de force actuel, avec 50 des 66 sièges métropolitains occupés par des élus de droite. Notons que certains élus de Bohars et Relecq-Kerhuon, bien qu'ils soient indépendants, ont voté en faveur de cette majorité.
Suite à son élection, Roudaut a annoncé la désignation de 20 vice-présidents, en veillant à inclure un représentant de chaque commune. Parmi eux, Véronique Bourbigot, première vice-présidente, est la seule à avoir également un rôle d'adjointe au maire de Brest. Le nouveau bureau exécutif de la métropole comptera 35 membres, dont seulement 3 pour l'opposition.
"La métropole représente une institution décisionnelle significative", a déclaré Roudaut lors de sa première intervention. Il a promis un "mandat axé sur la proximité" et prévoit de se rendre dans chaque commune, en commençant par Bohars, la plus petite. Une réunion regroupant tous les maires sera également organisée d'ici la fin avril.
Le prochain conseil des élus métropolitains est programmé pour le mardi 28 avril, marquant ainsi une nouvelle dynamique pour la collectivité.







