Le gouvernement français a récemment annoncé sa décision de mettre en place une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, prévue pour rapporter environ 8 milliards d'euros dans le cadre du budget 2026. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a précisé que ce dispositif, initialement estimé à 4 milliards d'euros, se maintiendra à un niveau similaire à celui de 2025, avec les mêmes taux applicables. Il est important de noter que les entreprises de taille intermédiaire (ETI) seront exonérées de cette mesure.
Cette initiative stratégique répond à l'une des principales demandes du Parti socialiste, qui se montre favorable à la surtaxe afin de ne pas bloquer le budget proposé par l’exécutif. Selon les premiers retours des analystes économiques, cette décision est également perçue comme une réponse appropriée aux attentes croissantes des citoyens face à un besoin de financement accru des services publics.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a également évoqué d'autres enjeux liés à la fiscalité dans une lettre adressée aux chefs d’entreprise. Il a fait savoir qu'il regrettait de ne pas pouvoir inclure une réduction de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), un souhait cher aux entrepreneurs. Selon certains experts, comme le professeur de fiscalité Jean Dupont, « cette renonciation pourrait générer des tensions supplémentaires entre le gouvernement et le secteur privé, qui espérait davantage de soutien ».
Le Conseil des ministres, prévu pour ce lundi, sera crucial. Lecornu devra choisir entre l'article 49.3 de la Constitution ou une ordonnance budgétaire pour faire passer cette proposition. En attendant, de nombreux économistes soutiennent que cette surtaxe est non seulement nécessaire pour rétablir l'équilibre budgétaire, mais qu'elle pourrait également contribuer à une répartition plus équitable des ressources.
Alors que l’échéance approche, les discussions et négociations parlementaires s'intensifient. L’enjeu sera de trouver le juste équilibre entre les mesures fiscales et les revendications des entreprises, un défi de taille pour l’équipe gouvernementale de Macron.







