Les personnels pénitentiaires sont en première ligne dans une lutte cruciale pour leur sécurité. Ce lundi, un débrayage est prévu dans les établissements pénitentiaires du Nord et du Pas-de-Calais, comme partout en France, à la suite de plusieurs agressions visant des agents. Le syndicat FO Justice réclame des moyens supplémentaires de l'État pour protéger ses membres dans un contexte de plus en plus tendu.
David Lacroix, représentant de FO à Vendin-le-Vieil, a précisé : "Il n'y aura pas de blocage, c'est une action symbolique". Les agents sont invités à entrer avec un quart d’heure de retard, témoignant ainsi de leur frustration face à des conditions de travail qu'ils jugent insoutenables.
Un soutien unanime dans la région
« Tous les établissements de la région participeront à la mobilisation, car nous avons tous besoin de plus de matériels », a ajouté Lacroix. Même dans des prisons récemment renforcées, telles que celle de Vendin-le-Vieil, les agents exigent des équipements supplémentaires comme des bombes lacrymogènes et des caméras-piéton pour garantir leur sécurité, en cas de poursuites judiciaires.
Le syndicat a également mis en lumière des problématiques graves comme l'absence de talkie-walkies et d'alarmes, ainsi que la menace grandissante des livraisons de drogues par drones. Dans un communiqué, FO Justice a mis en garde : "Sans une réponse réactive et concrète du garde des Sceaux, nous nous réservons le droit d'intensifier le mouvement."
Les récents événements ayant entraîné la mobilisation des surveillants incluent l'agression d'un élève surveillant à la prison de Salon-de-Provence le 17 janvier, ainsi qu'une attaque contre trois agents à la prison de Luynes-Aix-en-Provence une semaine auparavant. Ces incidents mettent en avant la nécessité d'une prise de conscience immédiate et de mesures préventives pour garantir la sécurité du personnel pénitentiaire.
Selon l'expert en sécurité pénitentiaire, Jean-Michel Verne, "La situation dans nos prisons devient alarmante. Nos agents ne peuvent pas travailler dans de telles conditions sans moyens adaptés." Ainsi, la mobilisation actuelle pourrait être le point de départ d'un changement nécessaire pour améliorer la sécurité et les conditions de vie au sein des établissements pénitentiaires français.







