Le 5 juin, le sommet UE-Balkans occidentaux se tiendra à Tivat, au Monténégro, où la question d'un futur élargissement de l'Union européenne sera au centre des discussions. Dans un contexte géopolitique complexe, allant de l'Arctique à l'Ukraine, ce sujet revient sur le devant de la scène.
Depuis l'adhésion de la Croatie en tant que 28e État membre en 2013, l'UE n'a pas connu d'élargissement. Actuellement, des mouvements vers l'est sont envisagés, alors que des pays comme l'Albanie, le Monténégro et la Serbie sont déjà dans la ligne de mire.
Les origines de l'Union européenne
L'UE trouve ses racines dans la Communauté économique européenne (CEE), créée en 1957 avec six membres fondateurs : l'Allemagne, la France, l'Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Avec les adhésions successives, notamment du Danemark, de l'Irlande et du Royaume-Uni en 1973, la CEE a marqué le début d'une ère d'intégration.
Le traité de Maastricht de 1992 inaugure officiellement l'UE, faisant passer son nombre de membres à douze. L'élargissement se poursuit avec l'adhésion de la Grèce, puis de l'Espagne et du Portugal dans les années 80, tous en transition démocratique après des régimes autoritaires.
Le parcours de l'élargissement
Le processus d'adhésion à l'UE est long et complexe, exigeant un statut de candidat et le respect de critères stricts, notamment les critères de Copenhague. L'adhésion doit également être validée par l'unanimité des États membres.
De manière significative, l'élargissement de 2004, qui a vu l'entrée de dix pays, dont plusieurs anciens membres du bloc communiste, représente un tournant historique. Selon le quotidien croate Jutarnji List, "huit des pays ayant adhéré étaient, quinze ans auparavant, de l’autre côté du rideau de fer."
Récemment, le nombre de membres a presque doublé, atteignant aujourd'hui 27 pays avec une population dépassant 500 millions d'habitants.
Les futurs candidats à l'adhésion
Alors que le sommet de Tivat se profile, l’UE met en avant la possibilité d'un élargissement vers l'est avec un horizon fixé à 2030. Le président du Conseil européen, António Costa, a souligné l'importance de cet élargissement lors des discussions. Six pays des Balkans seront représentés : l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie.
De plus, la Moldavie et l'Ukraine ont récemment obtenu leur statut de candidats, un processus accéléré par les enjeux géopolitiques résultant de la guerre en Ukraine. En revanche, le chemin semble bloqué pour la Turquie, candidate depuis 1999, et pour la Géorgie, dont le Premier ministre a annoncé la suspension des négociations d'adhésion.
Notons également qu'Islande rouvre le débat sur une éventuelle adhésion, tandis que des discussions similaires émergent en Norvège en raison de la situation géopolitique actuelle.
Parallèlement, des discussions sur un éventuel retour du Royaume-Uni dans l'UE soulèvent des questions, mais de nombreux obstacles demeurent, comme l'ont mis en lumière des analystes britanniques.







