Les nouvelles mesures visent à contrer une augmentation alarmante des vols agricoles, considérés comme un "fléau" par les agriculteurs. Au cours de près de deux semaines de discussions, le texte a reçu un large soutien, attirant l'attention sur les lourdes pertes économiques occasionnées par ces délits.
Concrètement, l'article 18 met en place des peines augmentées pour les infractions, passant de 3 à 5 ans d'emprisonnement et une amende pouvant atteindre 75 000 euros. Ceci afin de cibler plus efficacement les voleurs d'équipement, de semences, et de récoltes diverses.
Une mesure étendue à la pêche maritime
Les députés ont également voté un amendement élargissant ces mesures au secteur de la pêche maritime, après que des représentants du groupe écologiste aient soulevé la question des vols dans ce domaine. En Bretagne, par exemple, de nombreux pêcheurs sont régulièrement victimes de vols de casiers, une réalité qui nécessite des sanctions appropriées.
Selon la Gendarmerie nationale, quelque 15 000 incidents relatifs au vol en milieu agricole ont été enregistrés en 2025. Les objets les plus volés comprennent des véhicules, du carburant et équipements GPS agricoles, représentant 40% des biens dérobés.
Avec ce projet de loi, le gouvernement espère restaurez la confiance des agriculteurs et améliorer la sécurité de leurs exploitations. Le texte doit maintenant passer au Sénat pour une seconde lecture, prévue pour la mi-juin.







