Mardi 19 mai, le Premier ministre a abordé les conséquences du conflit au Moyen-Orient, révélant que les économies drastiques de 6 milliards d'euros annoncées en avril seront probablement reconsidérées, tout en affirmant que l'État soutiendra tous les secteurs.
« C’est une guerre, et il est certain que les 6 milliards d’euros que nous avons prévu devront être réévalués avec le temps », a déclaré Sébastien Lecornu lors des Questions au gouvernement, comme rapporté par BFMTV. Lors de cette séance, il a fait référence à l’annonce de mi-février sur le gel de 6 milliards d’euros de dépenses pour compenser les coûts engendrés par le conflit, selon des informations de Le Figaro.
Il était initialement prévu que 4 milliards d’euros soient économisés au sein des dépenses publiques, tandis que 2 milliards toucheraient le secteur social, précise le quotidien. Les détails de cette approche seront approfondis lors d'une conférence de presse prévue pour jeudi 21 mai.
L’État n’abandonnera évidemment aucun des métiers
Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons à l'Assemblée, a souligné la fragilité croissante de l'économie et a questionné le gouvernement sur les impacts de la flambée des prix du carburant. Son intervention a mis en lumière les préoccupations des agriculteurs, pêcheurs et artisans : « Que répond l’État à ceux qui luttent pour maintenir leur activité ? » a-t-il demandé. En réponse, Sébastien Lecornu a insisté : « L’État n’abandonnera aucun des métiers mentionnés. » Ce faisant, il a anticipé que la crise persisterait dans diverses formes. « Nous payons le prix fort de notre dépendance, » a-t-il ajouté.
Lors de la conférence de presse, Sébastien Lecornu annoncera également un nouveau paquet d’aides destiné aux secteurs les plus affectés par la crise des carburants, prévu pour juin.







