Alexis, 25 ans, est le frère de l'adolescent de 15 ans impliqué dans l'attaque au couteau survenue au lycée Joubert à Ancenis le 10 avril 2026. Dans une déclaration poignante faite à ICI Loire Océan, il a choisi de s'exprimer avant de participer à une table ronde sur la santé mentale des jeunes, organisée devant des députés.
Il est crucial de souligner que la précocité des troubles psychiques chez les jeunes peut mener à des conséquences dramatiques, comme l'illustre cette tragédie. Alexis souhaite attirer l’attention sur le manque de prise en charge des adolescents fragiles sur le plan psychique, à l'image de son frère, qui n'a pas reçu le soutien qu'il méritait.
Son intervention fait suite à un parcours chaotique pour accéder aux soins. Tous les efforts de sa mère, qui a contacté divers professionnels de santé, n'ont pas abouti : “Le médecin traitant, le psy, le CHU de Nantes... Tout cela est saturé, les délais d'attente sont insupportables,” a exprimé Alexis. Le lycée Joubert a également refusé d'aménager les horaires de son frère, arguant qu'il n'y avait pas de prescription médicale.
Les conséquences tragiques d'un système défaillant
Alexis n'hésite pas à critiquer les décideurs politiques, déclarant : “Si le gouvernement investissait davantage dans la santé mentale, des tragédies comme celle-ci pourraient être évitées. Certes, mon frère a agi de manière inacceptable, mais la somme des manques a été déterminante.” Les statistiques sont alarmantes : de nombreux jeunes accèdent difficilement aux soins nécessaires pour éviter de tels actes.
Après ses deux tentatives de suicide en mars, l'adolescent était passé aux urgences pédopsychiatriques, mais en ressortait quelques heures plus tard, sans véritable suivi. La détresse de la famille est palpable, Alexis déclarant : “Nous ne savons plus quoi faire, toutes les portes semblent fermées.” Son témoignage vise à introduire un appel à l'écoute et à l'action.
Réfléchissant aux impacts de telles violences, il représente sa compassion envers la victime : “La jeune fille va apparemment bien, mais j'ose imaginer les séquelles.” Cette tragédie rappelle une histoire familiale douloureuse : le père d'Alexis s'est suicidé après une mission en Afghanistan, n'ayant jamais reçu de soutien psychologique, laissant la famille porteuse d'un lourd héritage.
Face à cette réalité, Alexis souhaite transformer ce drame en opportunité d'aide, évoquant un projet d’association pour soutenir les familles des jeunes en difficulté : “Nous devons nous unir pour apporter un vrai soutien aux jeunes et à leur entourage.” Son intervention, ainsi que celle de la mère de Lorène, victime d'un drame similaire, pourrait marquer le début de changements nécessaires pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent. Ils agiront pour offrir une voix à ceux qui ne peuvent pas encore s'exprimer et sensibiliser l'opinion sur la nécessité impérative d'une meilleure prise en charge de la santé mentale des jeunes.







