Le Premier ministre du Labour, Keir Starmer, est actuellement dans une lutte pour sa position, insistant mardi soir sur sa détermination à poursuivre ses projets de réforme et à éviter le chaos s'il devait quitter son poste. La pressure augmente alors que quatre secrétaires d’État ont récemment annoncé leur démission, selon les nouvelles rapportées par la presse britannique.
Ce “face-à-face” entre Starmer et les factions internes du parti alimente les spéculations sur une potentielle bataille pour la direction, révèle un article de The Standard.
Aujourd'hui, Starmer devait rencontrer son ministre de la Santé Wes Streeting à Downing Street, un rival potentiel selon les analystes, pour discuter de la turbulence qui a frappé le Labour suite à une défaite électorale cinglante début mai. The Times rapporte que Streeting pourrait interroger Starmer sur sa stratégie pour sortir le gouvernement de cette crise.
Alors que les appels à sa démission se multiplient, certains soutiens de Streeting évoquent même une candidature possible à la direction du parti, après qu'une centaine de députés — dont quatre ministres — ont demandé à Starmer de partir. La situation devient de plus en plus tendue “muselée” par le Premier ministre.
Les rebelles travaillistes “muselés”
Malgré un leadership affaibli, Starmer a affirmé son intention de “continuer à gouverner”, promettant de progresser dans ses plans de réforme pour le pays. Lors d’un communiqué, il a précisé que la Grande-Bretagne vivait un “moment crucial” et qu'il fallait choisir entre “la construction d’un avenir équitable ou le retour au chaos du passé”.
Dans une réunion gouvernementale, où l'on s'attendait à des demandes de démission, Starmer a su maintenir le contrôle. The Daily Telegraph rapporte qu'il a prononcé une déclaration préparée pour défendre son droit de rester en fonction, insistant sur l'attente des Britanniques concernant la gouvernance stable.
D’après The Telegraph, il se serait même assuré que ses opposants ne puissent pas s'exprimer lors de la réunion, précipitant le passage à d'autres sujets de l'ordre du jour, tels que l'impact économique de la guerre en Iran.
Starmer espère “retrouver de l’élan” grâce au discours du roi
Cependant, cette crise pourrait éclipser les événements de demain alors que le roi Charles ouvrira la nouvelle session du Parlement et présentera les réformes prévues. The Sun souligne que Starmer espère que ce discours lui permettra “de retrouver de l’élan” en annonçant des projets de loi variés, allant de la nationalisation de British Steel à des réformes sur l'immigration.
Parmi ces propositions figurent des changements visant à restreindre l'application de la Convention européenne des droits de l'homme pour faciliter les expulsions, comme l'avait déjà mentionné la ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood.
Pourtant, la BBC conclut que l'incertitude plane toujours sur la capacité de Keir Starmer à mettre en œuvre ces réformes, tant son avenir à Downing Street reste incertain.







