Passionné par l’univers médiatique, Charles Alloncle, ancien élève de Sciences-Po, a dirigé la section de droite de son école. À seulement 32 ans, il a été élu député de l'Hérault après avoir remporté une circonscription traditionnellement occupée par un candidat du Parti Renaissance, ce qui n’est pas passé inaperçu par le Rassemblement National. Son rôle de rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public l'a mis sous les projecteurs, et il n'hésite pas à scruter les décisions des dirigeants, comme celle de Sybile Veil, PDG de Radio France, attendue pour une audition.
La commission a été créée dans un contexte tendu, avec des critiques envers le service public d'audiovisuel accusé de pencher à gauche. Comme l’a rapporté Le Monde, les chaînes associées à Vincent Bolloré, comme CNews et Europe 1, intensifient le débat, accusant leur concurrent public de partialité. Alloncle s'est remis en question, expliquant à BFM TV qu'il porte une responsabilité vis-à-vis de son travail et reste concentré sur l’audit des frais de fonctionnement et les enjeux budgétaires en face des 40 millions d'euros de déficit de France Télévisions, tel qu'évalué par la Cour des comptes.
"L'audiovisuel est un sujet brûlant en ce moment; c'est un terrain fertile pour les élus de droite", affirment des experts, tout en mettant en garde contre la potentielle instrumentalisation à des fins politiques.
Charles Alloncle a su se démarquer par sa méthode, en concentrant ses interrogations sur des points spécifiques durant les auditions, ce qui a suscité les critiques de certains députés de gauche, jugés parfois par leurs pairs comme trop théâtraux dans leurs approches des responsables. Comme l’a déclaré la députée socialiste Ayda Hadizadeh, "certains ont l’air de privilégier un spectacle plutôt qu’un véritable débat constructif". Cependant, Alloncle répond qu'il vise l'honnêteté et la transparence dans ses auditions.
Pour l’instant, Alloncle maintient que son objectif n’est pas de créer du buzz, mais de se concentrer sur le travail sérieux de la commission. Il promet de rester à l’écoute des enjeux critiques du paysage audiovisuel français, tout en déclarant qu'il préfère les résumés écrits des auditions plutôt que de s'engager dans des divisions partisanes sur des plateformes sociales. Une approche soigneusement étudiée, qui pourrait bien influencer l’avenir de l’audiovisuel public.







