Le président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, se positionne comme un fervent défenseur de l'industrialisation locale face à la "Méthode Notre-Dame" lancée par le gouvernement pour une réindustrialisation accélérée. Dans une récente interview, il a partagé son point de vue sur les enjeux économiques de la région.
Rousset a déclaré : "Je suis passionné par l'économie, et particulièrement par l'industrie. La réindustrialisation est au cœur de notre agenda politique, surtout dans le contexte de la transition verte, où nous jouons un rôle de leader national." En soutenant des projets régionaux comme EMME, E-CHO et Carester, qui figurent parmi les initiatives jugées critiques par l'État, Rousset rappelle que ces projets sont le fruit d'années de travail et de préparation.
"Ces projets ne sortent pas du chapeau ; nous les suivons de près depuis plusieurs années"
Alors que l'urgence de la situation incite à agir rapidement, Rousset met en garde contre le risque de négliger le temps nécessaire à la concertation et au débat qui rendent les projets plus robustes. "Trop de vitesse peut nuire au dialogue public, et ce dialogue est essentiel pour améliorer les projets.", a-t-il expliqué. Il ajoute également que le véritable obstacle à la réindustrialisation réside dans les 300 millions d'euros budgetés par l'État qui sont réduits, ce qui limite les capacités de soutien pour les initiatives locales.
En conclusion, Rousset appelle à un équilibre nécessaire entre rapidité d'action et consultation citoyenne, afin de garantir une industrialisation responsable qui respecte les attentes des populations et des acteurs locaux.







