Un mois avant d’être assassinée par son ex-compagnon à Val-en-Vignes en 2022, Patricia Gomit avait déposé plainte. Sa famille se mobilise pour engager la responsabilité de l’État : le calendrier judiciaire vient d’être rendu public.
Au nom des quatre filles et du gendre de Patricia Gomit, tragiquement assassinée à Val-en-Vignes par son ancien compagnon, Me Fabien Arakelian a assigné l’État devant le tribunal judiciaire de Paris en juin 2025. Les proches de Patricia, auxiliaire de vie sociale originaire de Parthenay, estiment qu'une « faute lourde » a été commise dans le traitement de sa plainte, classée sans suite par le parquet de Niort, un mois avant son décès, où elle dénonçait des actes de violences et d'agressions sexuelles.
Le calendrier de cette procédure judiciaire, établi après un rendez-vous virtuel le 13 avril, prévoit que l'agent judiciaire de l'État déposera ses conclusions avant le 1er juillet. En réponse, Me Fabien Arakelian doit fournir ses arguments dans un délai de trois mois. Ensuite, l'agent judiciaire émettra son avis final avant le 1er décembre, tandis que le ministère public communiquera son avis le 1er février 2027. La suite de l’affaire sera examinée dans un mois par un juge lors d'une audience à nouveau en ligne, avant qu'une date de plaidoirie ne soit fixée.
Un traitement des plaintes controversé
Patricia Gomit, âgée de 51 ans, a été victime d'une agression mortelle alors qu'elle dormait, frappée à mort par son ex-compagnon avec un objet contondant. Yunus Cosgun, reconnu coupable, a été condamné en appel à trente ans de réclusion criminelle, tout en affirmant avoir agi sans intention de nuire.
Me Fabien Arakelian a condamné le traitement de la plainte de Patricia, évoquant un dossier « traité par-dessus la jambe » par les forces de l'ordre et le parquet. Il a souligné l’existence d’un « trou dans la raquette » et que sa cliente a été victime de « violences institutionnelles », laissant entendre qu'une meilleure écoute et une prise en charge appropriée auraient pu sauver une vie. Les événements tragiques entourant la mort de Patricia soulignent l'importance d'un système judiciaire réactif dans les cas de violences faites aux femmes.







