20 Minutes avec AFP
L'essentiel
- Les États-Unis ont déclenché l'opération « Fureur épique » pour faire face à une menace perçue d'attaques imminentes contre leurs forces, justifiant que l'action était nécessaire pour éviter de plus grandes pertes.
- Washington vise à neutraliser les capacités balistiques et navales de l'Iran, le secrétaire d'État évoquant plusieurs menaces concrètes.
- Bien que les États-Unis ne cherchent pas à renverser le régime, ils espèrent un changement de gouvernement en Iran du fait du mécontentement populaire.
Lors d'une conférence au Congrès, le secrétaire d'État Marco Rubio a souligné que les États-Unis avaient pris la décision d'attaquer l'Iran en réponse à une menace imminente pesant sur les forces américaines. Selon lui, le début de l'opération « Fureur épique » vise à minimiser les pertes américaines anticipées après une éventuelle attaque israélienne.
« Nous étions conscients que si Israël agissait, cela déclencherait une réaction contre nos forces. Nous ne pouvions pas nous permettre d'attendre d'être frappés avant de riposter », a précisé Rubio, défendant cette mesure comme étant avant tout défensive.
Détruire les capacités de missiles balistiques de l'Iran
Le secrétaire d'État a ajouté que l'objectif principal de l'opération conjointe avec Israël était de neutraliser la capacité de l'Iran à lancer des missiles, en s'attaquant à ses infrastructures navales et balistiques.
Rubio a illustré l'urgence de la situation en évoquant des attaques par l'Iran sur des sites civils tels que des aéroports et des hôtels, en soulignant que ces actions témoignent d'une menace grandissante malgré les sanctions imposées à l'Iran depuis des années.
Les États-Unis ne viseraient jamais une école
Rubio a également abordé la question des récentes frappes ayant touché une école dans le sud de l'Iran, où le gouvernement iranien a rapporté 168 morts. Il a assuré que les États-Unis n'auraient jamais pour objectif de toucher délibérément une telle cible. "Nous ne viserions jamais une école", a-t-il affirmé, tout en reconnaissant ne pas connaître les circonstances exactes des frappes.







