L'engagement militaire de Donald Trump dans le conflit au Moyen-Orient remet en cause sa promesse de non-intervention.
Par Matthieu Le Gall
Les voix dissidentes au sein du Parti républicain sont désormais rares. Peu de membres ont osé s'opposer à l'engagement militaire des États-Unis au Moyen-Orient, qui constitue une rupture avec l'idéologie « America First » prônée pendant la campagne de Donald Trump. Ce dernier, en s'engageant dans cette voie, semble compromettre son message de non-interventionnisme qui avait tant séduit sa base électorale.
L’ancien animateur de Fox News, Tucker Carlson, s’est récemment exprimé sur le sujet, qualifiant l'opération de « absolument dégueulasse et nocive » lors d'une interview sur ABC News. Parallèlement, Marjorie Taylor Greene, ex-élue républicaine, a exprimé sa désapprobation, dénonçant les membres du gouvernement comme des « sales menteurs » ayant trahi les valeurs du mouvement MAGA. Elle a rappelé aux partisans que « nous avions voté pour l’Amérique d’abord et zéro guerre ».
Un sondage inquiétant réalisé récemment par l'agence Reuters révèle que seulement 25 % des Américains soutiennent les frappes militaires au Moyen-Orient. Ces résultats pourraient mettre la Maison-Blanche en difficulté à l’approche des élections de mi-mandat. L’initiative « Fureur épique », entreprise par Donald Trump, risque non seulement de fragiliser sa coalition, mais également de le priver de l'appui de sa base électorale, qui pourrait voir cette aventure comme une trahison de ses promesses initiales.







