Le régime iranien, déjà affaibli, a subi un coup dur avec la mort de son guide suprême, Ali Khamenei, samedi 28 février. Malgré cette perte, la question demeure : combien de temps le pouvoir des mollahs peut-il résister ? Le 2 mars marque un tournant dans la situation sur le terrain, alors que des infrastructures stratégiques ont été ciblées.
Les frappes israélo-américaines ont laissé des traces indélébiles. Des installations des Gardiens de la Révolution ont été détruites, symbolisant la volonté conjointe des États-Unis et d’Israël de réduire à néant les bastions de l’influence iranienne, dont un commissariat de police, désormais méconnaissable. Cette campagne de frappes a été décrite par le sociologue et exilé politique iranien Didier Idjadi : "Ils attaquent tous les aspects, que ce soit les casernes, que ce soit les lieux de décision, etc. Le régime se trouve dans une difficulté sans précédent."
Une guerre qui pourrait durer
Les opérations militaires sont massives. En l’espace d’une journée, l’armée américaine a revendiqué 1 000 cibles frappées, tandis qu’Israël annonçait 600 attaques touchant majoritairement des infrastructures militaires. Des systèmes de défense, comme un radar situé à l’est, ont été neutralisés. Les drones, armement phare de l'Iran, sont sous le feu de ces frappes. Les autorités iraniennes affirment en posséder des milliers.
En complément, l'Iran dispose d’un arsenal de 2 000 missiles balistiques, tous potentiellement visés. Le général Vincent Desportes, géopoliticien et ancien directeur de l’école de guerre, indique : "Israël a annoncé avoir détruit la moitié de leur stock de missiles, mais il en resterait encore quelques milliers." Cette dynamique de frappes affecte gravement le régime, mais les autorités iraniennes rassurent : Téhéran se dit prêt à une guerre prolongée.







