Les accords d'Abraham, mentionnés par Donald Trump lundi dernier, ont été établis en 2020 et ont permis la normalisation des relations entre Israël et certains pays arabes.
En pleine discussion pour parvenir à un accord mettant fin au conflit entre les États-Unis et l'Iran, Donald Trump a incité l'Arabie saoudite, le Qatar et le Pakistan à établir des relations diplomatiques avec Israël dans le cadre de son plan de paix avec l'Iran.
Promus par Donald Trump tout au long de son premier mandat, ces accords, du nom du prophète Abraham, visent à rapprocher le judaïsme, le christianisme et l'islam. Ils ont été signés par plusieurs pays, dont les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan.
D'après le département d'État américain, ces accords visent à promouvoir la paix au Moyen-Orient, en favorisant notamment le dialogue interculturel et interreligieux.
Des États refusent de se joindre aux accords
En novembre dernier, le Kazakhstan a annoncé son intention de rejoindre ces accords, suite à des échanges entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev.
Sous la direction de Tokaïev, le Kazakhstan devient le premier pays à rejoindre les accords d'Abraham durant le second mandat de Trump, ce qui est perçu comme un signe positif.
Cependant, plusieurs pays comme l'Arabie saoudite, la Syrie et le Liban continuent de rester à l'écart. Avec l'adhésion kazakhstanaise, l'administration américaine espère raviver l'intérêt pour ces accords, particulièrement alors que la guerre à Gaza rend les négociations plus difficiles.
Trump a exprimé son optimisme quant à la possibilité que l'Arabie saoudite s'associe aux accords, mais Riyad reste hésitant, insistant sur la nécessité d'une solution à la question palestinienne.
Lors de sa visite aux États-Unis, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a affirmé que son pays souhaite établir des relations avec Israël, mais seulement si un chemin vers la création d'un État palestinien est également envisagé. Selon ses mots, « nous voulons la paix pour les Israéliens et pour les Palestiniens, et nous ferons de notre mieux pour y parvenir ». Cette vision, cependant, est en tension avec la position du gouvernement israélien dirigé par Benyamin Netanyahou.







