La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a exprimé le 24 mai son profond désaccord sur la légalisation de la gestation pour autrui (GPA), une promesse faite par Gabriel Attal. Elle rejette l'idée d'une GPA "éthique", insistant sur les implications éthiques et féministes de tel projet.
Au sein de Renaissance, la proposition de légaliser la GPA fait naître des tensions. S'exprimant sur France 3, Bregeon déclare : "C'est un point sur lequel, s'il est confirmé, je suis en total désaccord." Cette loi, selon elle, "va à l'encontre du féminisme que nous devons défendre en 2026". Elle a aussi interpellé ceux qui qualifient la GPA d'éthique : "Je ne sais pas ce que cela signifie vraiment. La maternité est une expérience personnelle et je ne comprends pas comment on peut envisager d'exploiter le corps des femmes, même de façon non rémunérée."
De son côté, Gabriel Attal a affirmé à Le Parisien que ce débat ne devait pas être évincé. Il constate un besoin croissant de liberté de vote parmi les différents partis concernant les sujets bioéthiques.
Entre 200 à 500 couples français ont recours à la GPA à l'étranger
La Cour de cassation française est attendue pour se prononcer le 3 juillet sur la reconnaissance des liens de filiation entre des parents d'intention et des enfants nés par GPA. La haute juridiction, dans ses dernières discussions, s'est penchée sur le cas d'un couple d'hommes ayant eu recours à la GPA au Canada. Ils demandent la reconnaissance de leur statut parental en France, une procédure connue sous le nom d'exequatur.
Un rapport parlementaire révèle qu'entre 200 et 500 couples se rendent chaque année à l'étranger pour recourir à cette méthode, malgré l'interdiction de la GPA en France. Le pays a souvent été condamné par la Cour européenne des droits de l'homme pour son refus de reconnaître les liens de parenté dans de tels cas. Cela a conduit la Cour de cassation à adapter sa position au fil des ans, validant d'abord la filiation du père biologique, puis celle du parent d'intention.
Récemment, la possibilité d'obtenir la retranscription de l'acte de naissance étranger a été limitée par la loi de bioéthique de 2021, poussant de nombreux couples à privilégier la procédure d'exequatur, qui n'est pas garantie. Cela a amené la Cour à examiner cette question plus en profondeur.







