Après de longues semaines de silence, deux adolescentes iraniennes, Donya et Darya Javid Gonbadi, ont enfin pu communiquer avec leur famille en Suède. Leur message, touchant et désespéré, a profondément ému l’opinion publique. "Au revoir, nous allons mourir. On vous aime, ne nous oubliez pas," ont-elles déclaré dans un appel poignant après avoir été séparées de leur mère et expulsées vers l'Iran suite à leur majorité.
Pendant plus de cinq semaines, la guerre a ravagé leur pays et aucune nouvelle n'est parvenue à leurs proches. Le 16 avril, Leo Ahmed, militant des droits des migrants, a finalement réussi à établir un contact téléphonique avec elles. "Elles souffrent d’un stress post-traumatique irréversible," explique-t-il, alertant sur l'impact psychologique de leur situation. "Bien qu'elles ne soient pas blessées physiquement, leur état mental est très préoccupant. Elles sont isolées, sans accès à internet et parfois même à la nourriture; les bombardements ont lieu juste sous leurs fenêtres."
"Tout ce qu’elles veulent, c’est rentrer et prendre leur mère dans les bras."
Léo Ahmed, militant pour les droits des migrants en Suède
Les autorités suédoises sont interpellées par cette situation tragique et les opinions des experts affluent. Beaucoup soulignent la nécessité de réexaminer les politiques d'expulsion, surtout dans des contextes aussi instables. Franceinfo s'est fait l'écho de cette histoire, soulignant l’urgence d’une intervention en faveur de ces jeunes filles. La solidarité internationale pourrait devenir un vecteur essentiel pour attirer l'attention sur leurs souffrances.







