Ce 2 avril, l’artiste franco-libanais Ali Cherri, accompagné de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), a déposé une plainte auprès du pôle « Crimes contre l’humanité » du tribunal judiciaire de Paris. Cette démarche fait suite à la mort de ses parents dans un bombardement tragique.
Le 26 novembre 2024, son père, âgé de 87 ans, et sa mère, 77 ans, ont perdu la vie lorsque l’armée israélienne a bombardé leur immeuble dans le centre de Beyrouth, faisant également cinq autres victimes civiles. C'est un événement tragique qui a profondément marqué l’artiste, connu pour sa sensibilité et son engagement social.
En déposant plainte, Ali Cherri vise à déclencher une enquête sur ce qu'il considère comme un crime de guerre. « Le droit international humanitaire impose de respecter le principe de distinction entre les objectifs militaires et les populations civiles », a affirmé Clémence Bectarte, avocate de Cherri, lors d'une déclaration à l'AFP. Elle insiste sur la nécessité que la justice française s’assure que « ces crimes ne restent pas impunis » et qu’elle garantisse « la poursuite des auteurs, en particulier lorsque ses propres ressortissants en sont victimes ».
Cette action s’inscrit dans un cadre plus large où de nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer les violences commises dans la région. L'impact sur les civils dans des conflits armés est un sujet qui mérite d’être abordé avec sérieux et responsabilité. Le cas d'Ali Cherri pourrait potentiellement ouvrir la voie à d'autres poursuites similaires, contribuant à ce que justice soit enfin rendue pour de nombreuses victimes de conflits à travers le monde.







