Patrick Sébastien s'est enfin exprimé sur son éviction de France 2, lors d'une audition devant la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. En déplorant ce qu'il considère comme une "dictature idéologique", il a directement ciblé Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, qu'il accuse d'avoir souhaité son départ depuis son arrivée en 2018. "Elle voulait me dégager", a-t-il affirmé, citant ses propres mots en réponse à une précédente déclaration d'Ernotte sur la nécessité d'une évolution dans le paysage télévisuel. Elle avait en effet décrit la chaîne comme étant majoritairement composée d'hommes âgés de plus de 50 ans.
Au cours de son audition, Sébastien a critiqué le climat de travail à France Télévisions sous Ernotte, déclarant que les efforts pour faire briller les programmes avaient été sabotés. "Avant son arrivée, tout se passait bien, mais depuis, on a tout fait pour que ça ne fonctionne plus. D'entrée de jeu, elle a exprimé son souhait de me voir partir", a-t-il déclaré avec émotion.
En poursuivant ses critiques, il a évoqué le traitement qu'il a reçu lors de son éviction : "On ne m’a même pas informé directement. On a convoqué ma femme pour lui dire quoi me transmettre." Son témoignage pulvérise les illusions d'une transparence dans les décisions de la direction, qui, selon lui, semblent aujourd'hui intouchables.
Sébastien ne cache pas son désenchantement envers le système en place : "Je respecte votre commission, mais je n'ai guère d'illusions. Des personnes comme Mme Ernotte sont à l’abri, et la politique joue un rôle crucial dans cette dynamique", a-t-il précisé, évoquant même des pressions politiques passées sur son départ.
Pour conclure, il a souhaité que Delphine Ernotte le laisse en paix, désignant une récente enquête de "Complément d’enquête" comme étant pleine de désinformations. Tout en soulignant l'impact des décisions de Takis Candilis, ancien directeur des programmes, il a réaffirmé sa position sur les anomalies qui régissent l'audiovisuel public. On peut s'interroger désormais sur les véritables enjeux de la direction actuelle jouant sur l'identité de la télévision publique. Selon Le Figaro, plusieurs anciens collaborateurs rejoignent son avis, affirmant que le climat de peur et d'autocensure prévaut au sein de France Télévisions.







