Le 27 mars, après seulement 12 jours à son poste, Olivier Pellan, maire de Moncontour, a pris la décision de quitter ses fonctions pour protéger sa famille. Élu avec 53,19% des voix, il a été la cible de deux agressions en l'espace d'une semaine, ce qui a conduit à sa démission.
Le 22 mars, une semaine seulement après son élection, il avait découvert des inscriptions menaçantes sur sa propriété, entraînant le dépôt d'une plainte. Puis, le 26 mars, sa voiture a été vandalisée, une attaque qui a conduit la commune à lancer un appel à témoins sur les réseaux sociaux, dénonçant ce qu'ils qualifient de "nouvel acte de vandalisme".
Face à cette escalade de violence, Olivier Pellan a décidé de se retirer. Dans une lettre adressée au préfet des Côtes-d'Armor, il a expliqué : "On ne peut pas travailler dans de telles conditions. Je dois protéger ma famille et mon couple. On ne sait pas de quoi les gens sont capables." Le préfet a accepté cette démission, qui soulève de nombreuses inquiétudes concernant la sécurité des élus locaux.
Une démocratique sous pression
France 3 Bretagne a recueilli les propos de Xavier Hamon, secrétaire général de l'association des maires de France dans les Côtes-d'Armor, qui a exprimé son indignation : "Ces agressions sont une véritable attaque à la démocratie. Les électeurs doivent pouvoir s'exprimer sans crainte. Attaquer les élus, c'est attaquer les symboles de notre démocratie, et ce n'est pas normal." Une augmentation des violences à l'encontre des maires a été observée ces dernières années, et l'association demande une protection renforcée pour ces derniers.
En réponse à ces événements tragiques, la mairie a organisé un rassemblement prévu pour le 30 mars à 18h, afin de soutenir la démocratie. Le désormais ex-maire a annoncé qu'il y participerait, soulignant l'importance de cette action collective face à l'intimidation.







