Elisa Pilarski, une jeune femme enceinte de six mois, a tragiquement perdu la vie suite à une attaque de chien lors d'une promenade en forêt en novembre 2019. Son compagnon, Christophe Ellul, est actuellement jugé pour homicide involontaire suite à cet incident. Le procès a débuté ce 3 mars 2026 à Soissons.
Les faits marquants :
Le procès de Christophe Ellul, 51 ans, s’ouvre aujourd’hui. Il est accusé d'homicide involontaire après la mort de sa compagne, mordue par son pitbull nommé Curtis.
Ce jour tragique, Elisa Pilarski se promenait seule en forêt. Même si des doutes subsistent sur la responsabilité de Curtis, Ellul a nié toute implication antérieure de l'animal, pointant du doigt une possible rencontre avec d'autres chiens de chasse.
Les résultats de l’enquête réfutent les hypothèses de chiens de chasse. Des analyses ADN établissent le lien direct entre la victime et Curtis, tandis que le propriétaire est suspecté d’importer illégalement le chien des Pays-Bas.
Selon un article de Midilibre, Christophe Ellul a ouvert sa défense en clamant que Curtis n'avait jamais causé de problèmes auparavant. Il a donc mis en cause le manque de preuves matérielles.
Le jour de l'incident, alors qu'il était au travail, il avait laissé sa partenaire seule avec Curtis, attentif aux préférences de cette dernière, qui considérait le chien comme un "bébé d'amour". Mais la tragédie a laissé des séquelles irréparables.
"Si Curtis est coupable, piquez-le ou c’est moi qui vais le faire"
Dans un moment poignant au tribunal, Ellul a déclaré : "Si Curtis est coupable, piquez-le ou c’est moi qui vais le faire, mais mettez sur la table les preuves”. Clairement accablé par la perte de sa femme et de leur futur enfant, il ressasse les incohérences relevées pendant l'instruction.
Un amour pour les animaux
La mère d'Elisa a décrit sa fille comme une véritable amoureuse des animaux, incapable d'entrevoir le risque que représentait un chien aussi puissant. Pourtant, elle a également révélé que sa fille n’avait pas vu Curtis depuis plusieurs mois, soulevant des questions sur leur relation.
Pratiques d'éducation interdites
Des éléments de l’enquête mettent en lumière que Christophe Ellul avait potentiellement dressé Curtis selon des méthodes interdites, exposant ainsi le chien à des comportements dangereux. "Une éducation mal appliquée peut mener à des réactions imprévisibles", explique un expert en comportement animal, qui souligne que le manque de précautions lors de la promenade d’Elisa a été fatal.
Les résultats ADN renforcent l’idée que Curtis est le seul responsable. Des morsures ciblées sur la tête et le cou correspondent à sa morphologie. De plus, l’ADN d’Elisa a été trouvé sur le chien, creusant encore plus le fossé entre Ellul et la réalité des faits. Ce procès, qui devrait durer jusqu'à jeudi, est riche en émotions et en rebondissements.







