Les parents de Fleur, 14 ans, ont décidé de porter plainte contre X pour harcèlement scolaire après la mort tragique de leur fille, survenue début janvier. Face à la douleur et à l'incompréhension, ils ont choisi de s'adresser au rectorat pour dénoncer ce qu'ils appellent les manquements du collège Saint-Louis à Saint-Nazaire. Selon ICI Loire Océan, Fleur a été victime de harcèlement pendant plus d'un an, une situation qui a abouti à son suicide.
La descente aux enfers d'une collégienne
D'après le courrier adressé au rectorat, Fleur était une élève active, mais en classe de 4ème, elle se referme sur elle-même, victime de moqueries régulières et d'isolement. "Elle ne sourit plus, ne chantonne plus", révèle sa maman. Le harcèlement, selon elle, a été sous-estimé par l’établissement, qui évoque un simple "conflit d'élèves".
Une mère en quête de vérité
Dans une lettre de sept pages, la mère détaille la souffrance de sa fille, ses hospitalisations et trois tentatives de suicide avant de se fataliser en janvier dernier. Un passage de son courrier souligne que cette démarche est motivée par "un besoin de justice et de protection pour les élèves vulnérables".
L'inaction du collège critiquée
Les parents invoquent l'absence d'une procédure formelle de lutte contre le harcèlement, affirmant que le collège a échoué à suivre leur fille correctement après un changement de classe. "On lui répète qu'elle est inutile, qu'elle ferait mieux de se supprimer", écrit la mère, déplorant le manque de soutien.
Réactions du collège et enquête en cours
En réponse à ces allégations, le collège Saint-Louis a exprimé sa sympathie à la famille tout en affirmant avoir mis en place des mesures de soutien. Cependant, aucune réponse directe n’a été apportée aux accusations de négligence. Actuellement, la procureure de Saint-Nazaire a ouvert deux enquêtes faisant lumière sur les circonstances de cette tragédie. Le rectorat, quant à lui, attend les résultats de ces investigations avant d'agir.
Ce drame tragique soulève un problème systémique sur la gestion de la souffrance des jeunes en France et invite à une réflexion collective sur le harcèlement scolaire qui demeure un fléau dans les établissements éducatifs.







