La famille d'Ismaël Aali, jeune homme de 20 ans retrouvé mort dans un étang à Loire-sur-Rhône, exprime son désespoir face à la lenteur de l'enquête et l'absence d'informations de la justice. Depuis la découverte de son corps, le 6 janvier, les proches d'Ismaël se heurtent à un mur de silence et ne reçoivent des updates que par le biais des médias.
Le procureur de Lyon a confirmé qu'un suspect a été placé en détention provisoire suite à des éléments suggérant un meurtre lié à des motifs racistes. Cependant, la famille se sent isolée et délaissée. Ismahen, porte-parole du collectif de soutien On s’en mêle 69, souligne : « La seule fois où ils ont été contactés, c’était pour identifier le corps. À part cela, aucune communication de la justice. »
Un avocat représentant la famille a tenté d'obtenir des réponses, mais se heurte à des obstacles judiciaires qui restent flous. « Les autorités devraient être plus transparentes », affirme-t-il, tout en demandant la restitution du corps pour permettre à la famille de procéder aux funérailles.
Dans un climat où les violences racistes font de plus en plus de vagues, cette affaire s’inscrit dans une série de comportements inquiétants dans la région. Récemment, un lycéen d'origine syrienne a été agressé de manière brutale et ont été proférées des injures raciales. Le collectif appelle à une prise de conscience collective face à cette tendance croissante.
La mobilisation est essentielle, affirment des experts, pour faire en sorte que ce meurtre n'éclipse pas une réalité sombre qui affecte des vies. « On est dans un contexte de racisme décomplexé », explique un sociologue. Ils demandent que cet incident tragique ne se perde pas dans l'oubli et que la communauté unisse ses efforts pour combattre cette violence.







