Dans la nuit du 17 au 18 janvier, un accident tragique s'est produit à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine. Un homme, apparemment sous l'emprise de protoxyde d'azote, a percuté deux voitures à un feu rouge, entraînant des conséquences dramatiques.
Aux alentours de 4 heures du matin, à l’angle de l’A86, deux véhicules attendaient sagement au feu rouge lorsque le véhicule du suspect, qui transportait quatre passagers, les a percutés avec une grande violence. Malheureusement, l’un des conducteurs, dont la voiture a pris feu suite à la collision, n’a pas survécu et est décédé calciné à l'intérieur de son véhicule.
Le second conducteur, présent dans l’autre voiture, a également été grièvement blessé et a dû être hospitalisé en urgence, comme l’a indiqué la préfecture de police. Selon certaines sources, son pronostic vital est engagé en raison de la gravité des blessures subies lors du choc.
Interpellation du conducteur fautif
Après avoir pris la fuite, le conducteur suspect a finalement été arrêté dimanche matin par le Service du Traitement Judiciaire des Accidents (STJA). Les quatre personnes qui se trouvaient dans le véhicule du suspect ont également été prises en charge par les services d’urgence : trois d’entre elles sont dans un état critique, tandis qu’une autre est légèrement blessée.
Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette affaire tragique, avec des accusations d'homicide routier aggravé et de délit de fuite.
Face à la montée de la consommation de protoxyde d'azote, qui est souvent utilisé comme agent récréatif, des initiatives ont été mises en place en Île-de-France pour renforcer les contrôles. La préfecture rappelle d’ailleurs que ce gaz présente des risques significatifs pour la santé et la sécurité des usagers de la route.
Le 19 décembre dernier, le préfet des Hauts-de-Seine avait même pris un arrêté interdisant la vente de protoxyde d'azote jusqu'au 4 janvier 2026, soulignant ainsi la prise de conscience grandissante autour de l'usage abusif de cette substance. Comme le note la préfecture, "ce gaz n’a rien d’hilarant et sa consommation peut avoir des conséquences désastreuses, comme le rappelle tragiquement cet accident".







