Dans une affaire qui rappelle le célèbre film Tatie Danielle, une femme de 57 ans, résidente de Mouguerre au Pays Basque, a été jugée au tribunal judiciaire de Bayonne pour des comportements inacceptables à l'encontre de ses voisins. Cette femme est accusée d'insultes racistes, ainsi que de harcèlement et d'injures dirigés vers son propre fils et sa belle-fille, qui vivent au sous-sol de la maison familiale.
Les témoignages révèlent une atmosphère de terreur qui règne dans le voisinage depuis plusieurs années. Selon des résidents, la prévenue n'hésitait pas à provoquer des nuisances sonores, à pousser la musique à fond et à proférer des insultes quotidiennes, en qualifiant notamment ses voisins d'origine asiatique de « singes » et de « macaques », des comportements jugés choquants et dégradants.
La situation a atteint un point tel qu'une pétition a été lancée, dénonçant les agissements récurrents de cette femme. L'impact sur son fils et sa belle-fille a été dramatique ; cette dernière, harcelée moralement, a vu sa santé mentale se dégrader au fil du temps, à tel point qu'elle a nécessité un traitement antidépresseur et a été placée en arrêt de travail pendant 21 jours, comme rapporté par le site Sud Ouest.
La petite-fille de la femme, qui réside avec ses parents dans la partie inférieure de la maison, ne la connaît même pas en tant que grand-mère, la désignant comme « la méchante ». Cette dynamique familiale complexe illustre les tensions qui se sont développées au sein de cette unité familiale, exacerbée par les comportements inappropriés de la grand-mère.
Devant le tribunal, la prévenue a tenté de minimiser ses actes, affirmant que ses insultes visaient des chats et non ses voisins, un argument qui a été jugé peu crédible par le procureur Jean-François Dobeli. Ce dernier a décrit la dame comme étant motivée par le seul désir d'importuner son entourage. Pour ces actes, le procureur a requis une amende de 7 000 euros, dont 6 000 avec sursis.
Les conséquences de ses actions ont été lourdes, tant sur le plan émotionnel que psychologique pour ses victimes. L'avocate de la partie civile, Me Nathalie Peynaud, a souligné l'odieuse réalité de cette affaire, la qualifiant de « remake moderne » du personnage de Tatie Danielle, illustrant ainsi la souffrance causée par cette dynamique familiale toxique.
Finalement, la cour a prononcé un verdict en accord avec les réquisitions du procureur : l'accusée devra non seulement s'acquitter d'une amende, mais également verser 3 300 euros à son fils et sa belle-fille et participer à un stage de citoyenneté, afin de prévenir de futurs comportements inappropriés.
Un expert en psychologie sociale, interrogé sur cette affaire, a souligné que de telles dynamiques familiales peuvent avoir des origines profondes liées à des préjugés et à un besoin de contrôle, incitant à réfléchir sur la nécessité d'interventions communautaires pour gérer ce type de conflits.







