Le 12 janvier dernier, un homme de 45 ans a été jugé et condamné par le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon, en Vendée, pour avoir agressé sexuellement une fille de 6 ans entre 2017 et 2018. Ce drame, qui remonte à plusieurs années, a refait surface suite à la perquisition de son téléphone en 2025, où des images manipulées par intelligence artificielle ont été découvertes.
Durant son procès, l'accusé a tenté de justifier son comportement en déclarant : "Je ne suis pas un pédophile. J’ai fait un rêve érotique dans lequel elle apparaissait. J’ai juste voulu rendre le rêve plus réel." Pourtant, les montages retrouvés sur son appareil, qui représentaient la fille dans des situations indécentes, ont provoqué l'indignation.
Ce cas met en lumière les dangers de l'utilisation abusive de technologies comme l'intelligence artificielle. Plusieurs experts s'accordent à dire que ces outils peuvent être détournés à des fins malveillantes, posant ainsi un nouveau défi pour les autorités judiciaires. France Info souligne que les législations actuelles peinent à encadrer ce type d'abus.
La présidente de l’audience, Dorothée Le Du, a évoqué la nécessité de renforcer le cadre légal autour de ces questions, afin de mieux protéger les mineurs des dérives potentielles. Dans une société où les frontières entre réalité et numérique se brouillent, cette affaire doit servir de point de départ à une réflexion plus large sur les enjeux éthiques et judiciaires de la technologie dans le domaine de la justice.







