Le tribunal judiciaire de Nantes a récemment condamné un homme de 81 ans pour violences conjugales envers sa femme, âgée de 79 ans. L'homme avait déjà été reconnu coupable de faits similaires en mars 2025. Cette fois-ci, il a été condamné à une peine de prison ferme, mais celle-ci pourra être purgée avec un bracelet électronique à son domicile secondaire. La situation a été révélée lorsque la fille du couple a encouragé sa mère à porter plainte après avoir remarqué des traces de coups sur son corps, laissées depuis plusieurs semaines.
Lors de l'audience, la femme, bien que visiblement dévastée, a exprimé son attachement à son mari. "Je vous dis la vérité, je suis très attachée à mon mari", a-t-elle déclaré avec émotion devant le tribunal. Le juge a souligné la gravité des comportements de l'accusé, non seulement des violences physiques, mais aussi des insultes et des menaces répétées à l'encontre de sa partenaire.
Ce cas met en lumière un phénomène souvent sous-estimé : la violence conjugale dans les couples âgés. Des études montrent que de nombreuses victimes n'osent pas dénoncer leurs agresseurs, souvent de peur de représailles ou parce qu'elles sont encore attachées à eux. Selon le sociologue Pierre Lévy, "la violence chez les partenaires de longue date est souvent enracinée dans des dynamiques de pouvoir profondément ancrées". De plus, les institutions doivent fournir un soutien accru aux victimes, quel que soit leur âge.
Les informations recueillies mettent également en avant une tendance inquiétante. Alors que les campagnes de sensibilisation se multiplient, il reste essentiel de continuer à informer le public, car la violence conjugale est un fléau qui ne connaît ni âge ni genre.







