Le gérant d'une salle de boxe a brandi une arme à feu face à un ancien coach de MMA dans le parking du club à Hasparren, avant de se débarrasser de l'arme dans l'Adour.
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Lorsque Kévin arrive, il voit ses affaires éparpillées par terre. Enragé, il sort de sa voiture, retirant son manteau pour le jeter au sol. En réponse, Simon brandit une bombe lacrymogène avant d'introduire une arme à feu de 7,65 mm pointée vers Kévin, lui ordonnant de partir sous peine de voir son fils assister à une scène terrible. Selon des rapports, l'enfant, en état de panique, aurait pleuré et demandé si son père allait être tué.
« Bouge avant que ton fils ne voie quelque chose qu'il ne devrait pas voir »
Ce jour-là, la tension était palpable. Tandis que Kévin tentait de récupérer ses affaires, Simon sort sa véritable menace. Tout cela devant le jeune garçon, suscitant une terreur immense. Kévin a rapporté au tribunal qu'il espérait des conséquences psychologiques de cet événement pour lui-même et son fils.
« J'ai cru qu'il allait tuer mon papa »
Le fils de Kévin, lors de l'enquête, a déclaré que la peur avait dominé son esprit, pensant que Simon allait nuire à son père. Les audiences ont révélé que Kévin se sentait obligé de répondre aux séquelles d'une telle menace : « Les séquelles psychologiques sont réelles, tant pour moi que pour mon fils », a-t-il expliqué devant le tribunal.
Lors d'une perquisition à domicile, plusieurs armes destinées à des activités de tir sportif ont été trouvées, ainsi que de nombreuses cartouches. L'arme utilisée dans l'incident n'a jamais été retrouvée, ayant été écartée dans l'Adour par le prévenu. Ce dernier a été défendu par Me Bernard Frank-Macera, qui a insisté sur la peur induite par Kévin, laissant entendre qu'une légitime défense pouvait être envisagée, précisant : « Je reconnais l'attitude d'un homme en situation de stress ».
« Pris de panique »
En dépit des circonstances, le procureur a requis un an de prison avec sursis, affirmant que les agissements de Simon étaient inacceptables, mais que le comportement de Kévin n'était pas à la hauteur. Les deux parties n’avaient jamais eu de casier judiciaire auparavant. Le tribunal a confirmé la décision, saisissant toutes les armes détenues.
(1) Prénoms modifiés







