Une dizaine de plaintes ont été déposées par des élèves et des enseignants du collège Henri-Guillaumet, situé à Mourmelon-le-Grand (Marne). Ces plaintes concernent la diffusion d'informations nuisibles à la vie privée des personnes, y compris des cas inquiétants de deepfakes. Le parquet de Châlons-en-Champagne a annoncé l'ouverture d'une enquête.
Des plaintes qui suscitent l'inquiétude
La procureure de la République, Annick Brown, a confirmé que le nombre de plaintes pourrait varier entre neuf et douze, déposées depuis le début de la semaine. Ces signalements portent sur la diffusion électronique de contenus personnels, affectant ainsi la sphère privée des enseignants. Les cas de deepfakes évoquent des montages avec des images à caractère sexuel truquées par intelligence artificielle, impliquant des mineures du collège, un sujet de préoccupation majeure.
Des experts en sécurité numérique, interrogés par L'Union, soulignent que ce type de manipulation peut avoir des conséquences destructrices sur la vie des victimes. Le phénomène des deepfakes a considérablement évolué, rendant difficile l'identification des contenus falsifiés.
Une vigilance accrue des autorités
La procureure rappelle l'importance d'approfondir ces investigations : "Les faits signalés doivent encore être caractérisés et vérifiés." L’enquête est donc confiée aux gendarmes de la compagnie de Châlons-en-Champagne, qui auront la mission de déterminer la véracité des faits, leurs origines, et les infractions potentielles. Le collège, quant à lui, se trouve inquiet face à ces allégations, et des mesures de soutien pour les élèves concernés sont envisagées.







