Selon Damien, “Jérôme semblait très à l'aise avec les plus jeunes, ce qui créait une atmosphère troublante”. Engagé dans le cours de sport en 2024-2025, Barella avait en effet inscrit ses filles, ce qui, selon Damien, a assoupli la vigilance qu'il aurait dû avoir. “Sa présence avec ses filles a peut-être endormi ma méfiance”, confie-t-il.
Le professeur souligne que, contrairement aux autres parents qui restaient ensemble, Barella préférerait s'immerger dans le jeu avec les enfants, défiant ainsi les conventions habituelles de comportement. “Il jouait à les soulever, à faire de la lutte au sol, mais c'était la présence de ses enfants qui dissimulait des comportements potentiellement inquiétants”, a-t-il ajouté.
Cependant, Damien assure n'avoir jamais été témoin d'actes répréhensibles de la part de Jérôme, affirmant qu'il a toujours eu un regard attentif sur lui. “On veillait à ce qu'il n'y ait rien d'inapproprié, et nous pensions qu'il n'y avait aucun mal”, a-t-il affirmé.
Un usage douteux de la familiarité
Selon Damien, la rencontre entre la jeune Rosa*, qui accuse aujourd'hui Barella d'agression, s'est produite dans ce même environnement où il enseignait. “Il se servait de ses enfants pour créer des liens avec d'autres enfants, facilitant ainsi des interactions qu'il n'aurait pas eues autrement”, a-t-il fait remarquer. Rosa et la fille de Barella, proches amies, étaient souvent réunies lors de soirées pyjama organisées par cette dernière.
Le professeur se dit profondément affecté par cette situation, ressentant une responsabilité et un chagrin amer. “Mon club est un sanctuaire pour les jeunes, et j'aurais dû agir à la première alerte”, regrette-t-il. “Il est crucial que chacun partage ses préoccupations, même les plus infimes.”
* Prénom d'emprunt







