À Quimper, un collectif d'habitants exprime son opposition à l'une des promesses phares de la maire, Isabelle Assih, qui souhaite doter la police municipale d'armes létales. Ce groupe, issu de divers syndicats, associations et milieux culturels, a lancé une pétition qui a déjà récolté entre 500 et 600 signatures.
Un appel à la réflexion sur la sécurité
Les membres du collectif sont perplexes face à la nécessité d'armer davantage les forces de police, d'autant plus qu'ils estiment que les agents disposent déjà de dispositifs tels que des pistolets à impulsion électrique (tasers) et des matraques. Sarah Charrier, l'une des porte-paroles du groupe, souligne : "On remet en question le sentiment d'insécurité de la police, d'autant plus qu'eux-mêmes vivent des moments de stress et de danger. Mais cela ne justifie pas une telle décision. La priorité devrait être de former les policiers à la gestion de situations complexes, notamment celles impliquant des personnes en détresse psychologique."
Du côté de la mairie, Philippe Broudeur, adjoint en charge de la tranquillité publique, défend le projet. Il affirme que l'armement de la police est essentiel pour leur protection. Selon lui, "une arme létale n'est pas destinée à être utilisée quotidiennement, et la plupart des policiers n'ont jamais eu à la sortir". Il insiste sur le fait que l'usage de l'arme à feu ne pourrait intervenir qu'en cas de légitime défense, dans des circonstances bien définies par la loi.
Ce débat met en lumière des opinions divergentes sur la sécurité publique à Quimper, alors que de nombreux citoyens s'interrogent sur les approches les plus efficaces pour gérer la sécurité dans leur commune.







