« Malgré plusieurs jours de recherches intensives, Manon reste introuvable » a déclaré la gendarmerie de Loire-Atlantique. Pour retrouver Manon Relandeau, disparue depuis le 3 avril, une recherche citoyenne est mise en place. Son conjoint, arrêté récemment en Algérie, se défend de toute implication, tandis que les autorités s'inquiètent d'un potentiel féminicide.
Les forces de gendarmerie, mobilisées dès les premières heures après sa disparition, ont déployé des moyens humains et techniques considérables pour fouiller les environs de son exploitation agricole à Saint-Etienne-de-Montluc. En dépit de ces efforts, les résultats se font attendre. Les gendarmes annoncent via une publication sur Facebook qu'ils organisent une recherche participative en accord avec les autorités judiciaires et la municipalité.
L'objectif est d'inclure le plus grand nombre possible de bénévoles pour élargir la zone de recherche. Cette mobilisation est planifiée pour samedi après-midi. Les intéressés doivent s’inscrire par mail ([email protected]) ou par téléphone (02 40 86 80 26) avant vendredi midi.
« Après validation de l’inscription, les participants recevront des infos sur le point de rendez-vous désigné par la gendarmerie. Chaque groupe sera supervisé par des gendarmes et des secteurs spécifiques leur seront assignés », ajoutent les militaires.
La situation suscite de vives inquiétudes parmi la population et des experts tels que Marie Fournier, criminologue, rappellent l'importance d'une mobilisation collective face à de telles disparitions. « Chaque témoignage et chaque effort peuvent s'avérer décisifs pour retrouver une personne disparue », souligne-t-elle.







