Le 12 mai dernier, deux femmes âgées de 22 et 30 ans ont été condamnées par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour trafic de drogue. Leur arrestation a été le résultat d'une course-poursuite qui a été fortement médiatisée dans la région du bassin d'Arcachon.
Tout a commencé le 7 mai lorsqu'une patrouille de police a remarqué un manège suspect sur le parking d'un magasin Decathlon à La Teste-de-Buch. Les agents ont observé les occupants d'une voiture en train de remettre des sachets à la conductrice d'un scooter. Immédiatement, les forces de l'ordre ont tenté d'interpeller les suspects qui ont rapidement pris la fuite, mettant en danger les autres automobilistes.
Lors de leur fuite, un sachet contenant 112 grammes de résine de cannabis, 30 grammes d'herbe, 25 grammes de cocaïne, et 10 grammes d'héroïne a été jeté par la fenêtre. La course-poursuite s'est soldée par un accident lorsque la voiture des deux femmes a percuté une barrière de sécurité et s'est renversée sur le toit. À l'intérieur, les policiers ont trouvé 1 900 euros en liquide, représentant leurs gains du jour. L'une des femmes a déclaré avoir été contactée pour livrer de la drogue via un canal Telegram, recevant 100 euros par jour pour sa « mission ». Elle a admis avoir effectué plusieurs transactions sur ce parking.
Cours de justice
La jeune femme, ayant un casier judiciaire chargé, a vu son avocat faire une plaidoirie pour diminuer la peine. Alors que le procureur avait requis deux ans de prison ferme, elle a finalement été condamnée à six mois ferme et un an avec sursis. De son côté, la conductrice de 30 ans, déjà condamnée pour trafic en 2024, a plaidé des motifs économiques pour justifier ses actes. Le tribunal a retenu des sanctions significatives, la condamnant à trois ans de prison, dont deux avec sursis.
Les expertises menées par des journalistes locaux, comme Sud Ouest, soulignent l'importance de lutter contre ce type de délinquance qui pollue la vie des quartiers. Des observateurs notent que des complications liées à des antécédents judiciaires rendent souvent ces profils encore plus vulnérables à des choix criminels. Cette affaire, bien que située en milieu urbain, rappelle l'ampleur du problème du trafic de stupéfiants dans toute la France.







