À Chalonnes-sur-Loire, une douzaine de personnes se sont tournées vers la justice contre la société Asphalte automobiles. Elles accusent son gérant de ne pas avoir fourni les cartes grises des voitures qu'il leur a vendues, les laissant dans une situation délicate.
Selon Le Courrier de l’Ouest, huit des victimes ont partagé leur récit, exprimant leur frustration après l'achat de véhicules d'occasion importés. Bien qu'ils aient déboursé de l'argent, ils n'ont jamais reçu les précieux documents nécessaires à l'immatriculation.
Le gérant, dont les annonces fleurissent sur Leboncoin, ne s'engage qu'à recevoir ses clients sur rendez-vous. Nombreux sont ceux qui se sentent abandonnés. Sophie témoigne : "Il ne répond plus au téléphone et ignore les courriers recommandés".
Des excuses sans fin : la quête du quitus fiscal
Lorsqu'ils réussissent à le joindre, le gérant se défend en prétextant que "quelque chose bloque" dans le processus d'obtention des cartes auprès de l'ANTS. Julie ajoute avec indignation : "Il trouve toujours des excuses et n'a jamais fait le nécessaire". Les clients évoquent en particulier un document crucial, le quitus fiscal, que le gérant devrait posséder s'il avait effectivement payé la TVA lors de l'importation de ses véhicules. Or, sans ce quitus, obtenir une carte grise devient impossible.
La société Asphalte automobiles n’a pas donné suite aux demandes de commentaires de la part de la presse.
Une situation intenable pour les acheteurs
Julie a déclaré : "J’ai une voiture sur les bras que je ne peux pas utiliser. Tout le monde le laisse faire son petit business et nous, on se fait avoir". Alors que certains acheteurs continuent de conduire leurs véhicules dans l'espoir d'une résolution, d'autres préfèrent arrêter leur usage, de crainte de se heurter à des complications juridiques.
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la régulation de la vente de voitures d'occasion et sur les protections des consommateurs en France. Les autorités locales, conscientes de la situation, pourraient envisager des mesures pour mieux encadrer ce secteur et mieux protéger les acheteurs face à de telles pratiques douteuses.







