Une vague d'inquiétude s'empare de la France suite à l'identification d'un cas d'hantavirus des Andes. En réaction, le gouvernement a annoncé un durcissement du protocole de quarantaine pour les 22 personnes considérées comme contacts. Parmi ces individus, un homme a été transféré de Concarneau (Finistère) à l'hôpital de Rennes (Ille-et-Vilaine) ce mardi 12 mai.
Visionnez notre reportage complet pour des détails supplémentaires.
Ce transfert s'est effectué sous haute surveillance au CHU de Rennes. Le patient, qui n'a présenté aucun symptôme, sera placé à l'isolement dans le service des maladies infectieuses en raison de la précaution nécessaire. Il n'a pas été en contact direct avec le navire de croisière, mais a pris le même vol que la croisiériste néerlandaise décédée, un fait qui pose des questions sur la transmission du virus.
Une quarantaine à l'hôpital et non plus à domicile
Au total, huit Français se trouvaient à bord du navire, en plus de 14 autres contacts identifiés sur le vol entre Johannesburg et Amsterdam. Le gouvernement a durci les directives concernant la quarantaine, désormais exigée à l'hôpital pendant une période pouvant aller jusqu'à 42 jours, correspondant à la durée d'incubation du virus. Cela marque un changement significatif, alors que la mise en quarantaine devait initialement se faire à domicile.
L'expert Philippe Amouyel, professeur de santé publique au CHU de Lille, précise : "Le fait d'avoir ces cas contacts sur un confinement individuel prolongé jusqu'à 42 jours est essentiel pour garantir la sécurité et stopper efficacement les chaînes de transmission."
Le premier cas français confirmé est celui d'une femme actuellement dans un état critique à l'hôpital Bichat. Les autres croisiéristes, évacués simultanément depuis les Canaries (Espagne), demeurent tous négatifs aux tests.







