Deux adolescentes en fugue du Maine-et-Loire auraient été approchées sur Snapchat par un réseau de prostitution. Une complice présumée a été arrêtée dans le Val-de-Marne, soupçonnée de jouer un rôle central dans cette affaire.
Le 4 mai, à Créteil, une jeune femme de 18 ans a été mise en examen pour proxénétisme aggravé, après avoir été interceptée lors d'une opération policière. Elle aurait agi au profit d’un certain « Pinocchio », un homme incarcéré, selon Le Parisien.
L'affaire débute le 30 avril, lorsqu’elles s'enfuient de leur foyer d'aide sociale. « L'une d'elles souhaitait se reconnecter avec sa mère », révèle une source proche. Elles sont rapidement en contact avec un homme sur Snapchat qui prétend les aider à se prostituer.
Un recrutement depuis la prison
Le contact assure pouvoir leur présenter une amie pour leur permettre de vendre leur corps contre de l'argent. Les adolescentes se rendent dans un appartement Airbnb à Saint-Maur-des-Fossés, où elles rencontrent la jeune femme. L'aînée accepte de se prostituer, tandis que la cadette s'y refuse résolument.
Cette dernière est mise à la porte et, inquiète, prévient la police. Les forces de l’ordre débarquent peu de temps après et arrestent la proxénète présumée, tout en vérifiant que l'autre fille était présente pour accueillir des clients.
Une relation amoureuse à distance
Les enquêteurs ont relevé que la suspecte entretenait des liens avec plusieurs individus qui géraient l'appartement, publiaient des annonces et s'occupaient des rendez-vous avec les clients. Elle aurait reçu une commission sur les bénéfices, tout en prenant en charge les frais liés à l'opération.
Lors des interrogatoires, la jeune femme a catégoriquement nié son implication dans le proxénétisme, déclarant vivre une histoire d'amour à distance avec « Pinocchio », sans jamais l’avoir rencontré. Cette justification suscite le scepticisme des enquêteurs, d'après des experts en criminalité.
D'autres sources, dont France Info, soulignent l’importance d’une vigilance accrue auprès des jeunes sur les réseaux sociaux, face à des situations similaires qui pourraient émaner de l’exploitation des plus vulnérables.







