La gendarmerie a annoncé ce mercredi une "montée en puissance" des ressources pour retrouver Manon Relandeau, une trentenaire disparue fin mars près de Nantes. Son conjoint, principal suspect, a été interpellé en Algérie après avoir quitté la France avec leur enfant.
Depuis la date de sa disparition, aucune trace de la jeune femme n’a pu être retrouvée. En réponse, la gendarmerie a renforcé ses efforts en mobilisant plus de cent gendarmes, des équipes cynophiles, ainsi qu’une brigade fluviale. Une cellule nationale d’enquête dirigée par la section de recherches de Nantes a également été mise en place pour centraliser les efforts.
Des drones de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) ont commencé à survoler la zone. Un drone est utilisé de jour pour déceler des "anomalies de terrain", tandis qu’un drone thermique est opérationnel la nuit pour identifier des "sources de chaleur", a précisé le capitaine Aurélien Schlossman lors d'une conférence de presse.
Son conjoint arrêté en Algérie
Le périmètre de recherche, centré autour de Saint-Étienne-de-Montluc, s’étend désormais sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés. Le lieutenant-colonel Gonzague Caffart a décrit la zone comme riche en marais et étiers, difficilement accessibles, rendant les opérations de recherche complexes. Un survol supplémentaire par hélicoptère est prévu dans les jours à venir.
Le parquet a confirmé l’arrestation en Algérie du conjoint de Manon Relandeau, un homme âgé de 41 ans, qui avait pris l’avion avec leur fille de 15 mois. L’enfant se trouvait auprès de lui au moment de son interpellation. Le procureur a ouvert une enquête pour meurtre et enlèvement, sans donner plus de précisions sur les procédures judiciaires ou une éventuelle extradition.
Il est à noter que le suspect avait déjà eu des démêlés avec la justice ; en 2019, il avait été condamné à Nantes pour violences conjugales sur une précédente compagne. De plus, deux autres personnes ont récemment été mises en examen pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime" et "modification des lieux d’un crime". Ces deux individus sont actuellement en détention provisoire.







