Un inspecteur à l'enfance, ayant précédemment servi comme gendarme, est accusé d'agressions sexuelles sur de jeunes femmes. La procureure de la République de Lorient n'a pas accepté ses dénégations.
Lors d'une audience lundi, la procureure a requis une peine de six ans de prison ferme à l'encontre de cet ancien gendarme, en raison d'agressions sexuelles sur plusieurs bénéficiaires de l'aide sociale à l'enfance (ASE) du Morbihan. Deux des six anciennes bénéficiaires se sont présentées au tribunal pour évoquer des faits qui se seraient produits entre 2014 et 2018 : deux cas d'agression sexuelle et cinq cas de harcèlement sexuel.
Bien que les plaignantes ne se connaissaient pas, leurs témoignages concordent, décrivant des comportements similaires de la part de l'accusé. Ce dernier les recevait seul dans son bureau, faisait des remarques sur leur apparence, leur tenues, et se permettait des invitations à sortir ou offrait des cadeaux, tout en promettant de les aider dans le cadre de l'ASE.
Jugement le 18 mai
Leurs déclarations, soutenues par celles de deux éducatrices et d'une ancienne compagne de l'accusé, ont été constantes au cours de la procédure judiciaire. Ce dernier a été jugé par le tribunal judiciaire de Lorient, les faits ayant été requalifiés en accord avec les parties civiles. « Je ne reconnais rien de ce qui m'est reproché », a-t-il affirmé à la barre, même s'il a exprimé des regrets pour la souffrance occasionnée.
Me Nelly Magendie, l'avocate d'une des victimes, a plaidé sur la manipulation et la détresse des jeunes femmes, dont l'une vit à présent à la rue à Toulouse. La procureure Laëtitia Mirande a qualifié l'accusé de "sexiste, mensonger et manipulateur", demandant, en plus des six ans de prison, une interdiction d'exercer toute activité au contact de mineurs pendant dix ans. Le tribunal rendra son jugement le 18 mai.







