Trois ans après le drame qui a secoué le milieu éducatif, l'élève ayant agressé mortellement sa professeure, Agnès Lassalle, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Le verdict a été accueilli avec soulagement par le compagnon de la victime, qui a salué la dignité de la famille tout au long du procès. "C'était une justice bienveillante, à l'image d'Agnès. J'espère qu'il saisira sa seconde chance", a déclaré Stéphane Voirin.
Il n'y aura pas d'appel
Les enjeux du procès étaient considérables, notamment la question de la responsabilité pénale du jeune homme, qui avait seulement 16 ans au moment des faits. Trois expertises psychiatriques ayant suscité des contradictions, les jurés ont finalement retenu une altération du discernement due à un trouble psychique au moment de l'agression.
"Il n'y aura pas d'appel", a affirmé Me Thierry Sagardoytho, l'avocat de l'accusé. "Il est essentiel que la dignité exemplaire des proches d'Agnès Lassalle trouve apaisement. Mon client devra maintenant envisager l'avenir de manière constructive, mais il faut aussi souligner l'importance d'une prise en charge adéquate des adolescents en situation de souffrance psychique".
Le 22 février 2023, Agnès Lassalle avait perdu la vie au sein du collège-lycée Saint-Thomas d'Aquin à Saint-Jean-de-Luz, un acte tragique qui a laissé une empreinte profonde sur ses proches. "La famille de la victime a pris acte de la décision de la cour, pensant à Agnès, à ses compagnons enseignants, ainsi qu'aux élèves", a ajouté Me Nicolas Rothe de Barruel, représentant la famille de la victime. En France, plus d'une dizaine de meurtres de professeurs dans l'exercice de leurs fonctions ont été recensés au cours des 40 dernières années, soulignant un problème préoccupant au sein du système éducatif.







