La tragédie a frappé la famille d'Arnaud Darthenay, dont le fils, Axel, est décédé en juin 2025 lors d'un stage en entreprise à Saint-Lô, dans la Manche. Victime d'un accident où une palette lui est tombée dessus, cette perte a révélé des manquements criants dans l'encadrement des stages, et a poussé le père à agir.
Après le décès d'un adolescent dans un incident similaire à Gard, ce parent préoccupé a rompu le silence, exhibant des carences de l'Éducation nationale quant à la sécurité des jeunes en milieu professionnel.
Dans une interview accordée au Parisien, M. Darthenay a exprimé son indignation : "Le suivi réel et le contrôle des stages doivent être renforcés. Il est inacceptable que les enseignants ne font pratiquement jamais de visites sur place".
Pour lui, les stages de seconde, jugés précipités, n'ont pas leur place. En revanche, il préconise une prise en charge effective des stages de troisième. "Les enfants sont souvent laissés à eux-mêmes, sans aucune vérification des conditions de travail", insiste-t-il, tout en menant une campagne de sensibilisation qui a déjà recueilli près de 5.000 signatures.
Interrogé le 14 avril sur BFM Normandie, il a affirmé qu'une enquête était en cours, impliquant l'Inspection du travail et la police. Il plaide pour un renforcement des visites d'encadrement afin d'assurer un environnement de travail adapté aux jeunes, surtout dans des secteurs à risque.
Critiques du système actuel
Ses préoccupations sont partagées par plusieurs observateurs. Lors d’une respectueuse rencontre avec la presse, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a évoqué l’importance d'accélérer la prévention du risque au travail. "Chaque malheureux incident est inadmissible, mais l’expérience de stage est essentielle pour l’insertion professionnelle des jeunes" a-t-il déclaré.
L'Éducation nationale, quant à elle, rappelle qu'il est de la responsabilité des entreprises de suivre les réglementations concernant la sécurité des stagiaires. Un discours qui, pour M. Darthenay, semble désengager la responsabilité de l'institution éducative.
Alors que la question de la sécurité des jeunes au travail reste hautement actuelle, les décisions prises suite à ce drame pourront influençer de futures régulations et la manière dont les stages seront perçus dans le pays. Pour le père en deuil, l’objectif reste inébranlable : "Chaque jeune mérite d’être protégé dans son parcours professionnel."
Il espère que ce combat personnelle mènera à des changements concrets, rendant ainsi le système plus sûr pour les générations futures.







