Après trois semaines de cavale, un militaire de 33 ans a été arrêté par les gendarmes le 12 avril à Saint-Malo, comme l'a rapporté le parquet de Tarbes. L'individu s'était échappé du tribunal le 23 mars dernier, suite à la révélation de sa condamnation pour des violences commises sur sa compagne, en état de récidive légale, selon les déclarations de la procureure Sylvie Martins-Guedes.
Ce jour-là, l'homme avait quitté son box semi-ouvert avec fracas, en enfonçant les portes vitrées du sas d'entrée du tribunal, illustrant ainsi sa détermination à fuir. Lors de son interpellation, il a tenté une nouvelle évasion en prenant le volant d'un véhicule, mais sans mettre en danger des gendarmes ou d'autres usagers de la route.
Retour en détention
Présenté à un juge d'instruction à Tarbes, le suspect a choisi de ne pas s'expliquer sur les faits qui lui sont reprochés ni sur les circonstances de sa fuite. Actuellement, il est de nouveau en détention après cette audience.
Depuis sa fuite, il a été condamné à un total de 16 mois de prison ferme, comprenant 12 mois avec 4 mois de sursis probatoire pour deux ans. Le tribunal a également ordonné le retrait de son autorité parentale et lui a interdit de détenir une arme pendant cinq ans.
Cette affaire soulève des questions sur la sécurité lors des procédures judiciaires. Un expert en droit pénal, intervenant sous couvert d'anonymat, a déclaré à Franceinfo: "Des mesures de sécurité plus strictes doivent être mises en place dans les palais de justice pour éviter de telles évasions". Il semble que la fuite de ce militaire ait mis en lumière des lacunes dans la gestion de la détention pendant les procès.







