Michel Daugan, le maire de Plouasne, en Côtes-d’Armor, a été placé en détention suite à la mort tragique d'une femme de 66 ans. Réélu le 29 mars malgré une égalité parfaite des voix, il fait désormais face à des accusations graves.
Le 7 avril, le maire et un membre du conseil municipal auraient tenté de forcer la sexagénaire à entrer à l'hôpital psychiatrique en raison de troubles signalés, comme l'indique le parquet de Saint-Malo. Des témoins ont rapporté que plusieurs individus ont intervenu physiquement, maintenant la victime au sol pendant environ 15 minutes.
La victime a eu les jambes attachées
Des détails inquiétants émergent. Il est révélé que la victime a eu ses jambes entravées à l'aide d'une sangle et d'une corde, apportées par deux des intervenants. L'autopsie a suggéré un lien entre ces faits et la cause du décès. Aucun arrêté municipal n'a été enregistré pour une hospitalisation contrainte, et aucun certificat médical n’a été délivré au préalable, a expliqué Fabrice Tremel, l’avocat du maire.
Un conseiller municipal a également été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’accès à la commune de Plouasne. Cette tragédie soulève des questions importantes sur la légitimité des interventions institutionnelles et la protection des citoyens vulnérables, un sujet récemment abordé par le journal Le Monde.
Des experts en droit et en psychiatrie pointent du doigt la nécessité d'un cadre légal plus strict pour réguler les interventions auprès des personnes en détresse. L'association de protection des droits des usagers des services de santé appelle à une réflexion profonde sur de tels incidents.







