Renault met l'accent sur l'origine française de ses modèles électriques, mais la réalité du marché européen montre que la France demeure en déficit sur cette catégorie. En 2025, les immatriculations de voitures électriques ont encore largement dépassé la production nationale, selon l'Insee. En effet, la France ne conserve qu'une fraction de sa production pour sa consommation.
Bien que les usines françaises comme celles de Douai et Sochaux soient en pleine production, le pays exporte majoritairement, et le déficit commercial reste significativement inférieur à celui d'autres segments automobiles. Avec les motorisations thermiques, la consommation dépasse la production nationale.
L'électrique, seul moteur de la balance commerciale
Une étude de l'Insee souligne que 63% des voitures électriques produites en France sont destinées à l'exportation. Le Royaume-Uni reste de loin le principal importateur, représentant 24,2% des exportations de véhicules électriques français, suivi par l'Allemagne (13,7%) et les Pays-Bas (11,4%).
En 2025, trois modèles se sont véritablement démarqués : la Renault 5 (43.000 unités exportées), le Renault Scénic (24.000) et le Peugeot e-3008 (22.000).
La R5 à la conquête de l'Europe
La R5 a su s'imposer comme la voiture électrique la plus vendue en France en 2025, avec 53% de sa production, soit 43.000 unités, vendues hors du territoire. Au Royaume-Uni, la R5 s'est classée en tête des ventes électriques en octobre 2025, profitant du "ZEV Mandate" britannique.
Cette réglementation exige que les constructeurs vendent une part d'électriques, avec des incitations en place, boostant de fait les ventes de modèles comme la R5. En 2025, les ventes de véhicules électriques au Royaume-Uni ont enregistré une progression significative.
Le poids des marques étrangères et le défi Tesla
Malgré les réussites, la France a importé 232.000 véhicules électriques en 2025. Cette discrepancy s'explique par le fait que la France privilégie l'exportation de modèles de haute technologie tout en important des véhicules plus abordables.
Le top trois des véhicules importés en 2025 montre que les Français préfèrent des voitures européennes pour bénéficier du bonus écologique. Le Tesla Model Y, le plus vendu, est suivi par des modèles tricolores, mais produits à l'étranger, ce qui alimente le déficit commercial au profit des sites de production hors de France.
L'offensive chinoise face au protectionnisme européen
Les fabricants chinois faisant face à des difficultés, notamment en raison de la suppression des subventions et des droits de douane imposés par l'Europe. Leurs efforts pour maintenir des volumes de vente s'accompagnent d'une tentative de localiser leur production en Europe pour rester compétitifs.
Le défi demeure substantiel et l'équilibre commercial en Europe s'est considérablement détérioré, illustré par un passage d'un excédent commercial à un déficit face aux importations chinoises.
La France réussit à tirer son épingle du jeu en exportant des véhicules innovants, mais sa vulnérabilité reste en question, tant que les modèles populaires continuent d'être importés.
Le "Score Environnemental": un atout pour le Made in France?
Le succès de l'exportation de 63% de la production électrique est également dû à un système de score environnemental avantageux, favorisant les véhicules moins polluants. Cela permet à la France de se positionner favorablement sur des marchés soucieux de l'écologie.







