Dans le quartier de Kermoysan à Quimper, les habitants vivent une réalité de plus en plus difficile. La fermeture récente de la boulangerie et du Carrefour contact a laissé un vide qu'ils peinent à combler. Classé comme quartier prioritaire, Kermoysan fait face à un déclin progressif des services essentiels, plongeant ses résidents dans une précarité palpable.
Angélique, une mère de cinq enfants et malvoyante, raconte son quotidien : "Je ne peux pas conduire et me déplacer pour faire des courses avec mes enfants est un véritable défi". Cette situation est partagée par de nombreuses familles qui voient leur accès aux services réduits. Les déplacements sont devenus un casse-tête, forçant les habitants à s'appuyer sur leurs voisins ou le bus pour des activités de base comme aller à la déchetterie ou faire des courses.
Des expertises sur la situation de Kermoysan révèlent que l'absence de commerces de proximité contribue à l'isolement social des familles. Selon Le Télégramme, la municipalité s'efforce de revitaliser le quartier, mais les obstacles demeurent nombreux. La fragilité économique du quartier est accentuée par les disparités sociales et les difficultés d'accès à l'emploi pour bon nombre de résidents.
Malgré les efforts des autorités locales, la mobilisation autour de ce quartier semble insuffisante. Les habitants expriment un besoin urgent de rétablir une vie commerciale dynamique pour sortir de cette spirale de précarité. Comme l’indique l’association locale “Voix des quartiers”, "il est crucial de restaurer des services accessibles à tous pour éviter que Kermoysan ne devienne un désert commercial."
Les enjeux sont clairs : revitaliser Kermoysan, c'est offrir à ses habitants une chance de sortir de l'isolement et de la précarité. Des initiatives concrètes doivent être mises en place pour réintroduire des services essentiels et redynamiser la vie communautaire.







